Mari Iyagi 2002, 1h20
De LEE Sung-Gang
Cette histoire commence à Séoul, Nam- W oo un jeune employé de bureau a la tête dans les nuages ces temps-ci, il décide de prendre du temps de repos et retrouve son ami d'enfance Joon-Ho qui vient de le contacter après plusieurs années sans nouvelles. Pendant ces retrouvailles, ce dernier donne à Nam- W oo un objet qui va lui donner la chance de plonger dans la nostalgie de son enfance. Les flashs back l'emmènent alors au sein du village de pêcheurs dans lequel il vivait avec sa mère et sa grand-mère car son marin de père décéda dans un accident. Nous entrons donc dans les aventures des deux amis accompagnés de Yéo le chat de Nam- W oo passant ainsi leur temps entre les bancs de l'école, les baignades et un phare abandonné. Notre personnage principal se rend chez un épicier et entrevoit brièvement une bille avec dedans une petite fille ayant l'apparence d'une fée, cet objet disparaît aussitôt. Lors d'une baignade, il grimpe par intuition dans le phare et retrouve cette bille qui va produire une illumination, rallumer le phare et envoyer le jeune garçon dans un monde idyllique des plus mystérieux, un univers à la fois fantastique et fantasmatique plein de pureté. Il arrive dans ce monde en tombant du ciel et voit sa chute stoppée par un nuage. La rencontre de Mari va s'en suivre et un réveil soudain au plein milieu d'un champ. La suite se compose d'extraits de vie quotidienne et de passages dans des rêves éveillés, des moments que l'on attend avec impatience afin d'y retrouver une part de son enfance, tel un malade nostalgique du cool.
Cette animation séduira avant tout un public adulte par son faux rythme et tout à la fois entraînant qui nous plonge dans une ambiance de rêverie bien spécifique. Les choix graphiques sont originaux, l'animation est principalement effectuée par ordinateur à l'aide de crayons optiques, de bon plan-séquence nous sont proposés. La musique proposée se fond habilement à l'ambiance visuelle et vice versa. Ce travail est personnel et inspiré, il est assez rare pour le signaler que dans cette animation les personnages sont délibérément asiatiques que ça soit en apparence ou dans leur mode de vie, une grande importance semble avoir été mise pour représenter la vie d'un village de pécheur à l'époque en Corée.
Mari Iyagi nous plonge dans un univers ou la symbolique est très forte. Cette œuvre présage un bel avenir pour l'animation coréenne qui n'en est encore qu'au début de son développement, il sera donc judicieux de suivre de près l'évolution du cinéma coréen dans ce domaine.
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