Cinéma coréen
Agora du cinéma coréen
6e édition
Prix d'Excellence du festival du film coréen à l'étranger
en 2008 et 2009
L'Agora du cinéma coréen est la résultante de rencontres entre des personnes partageant une passion commune pour la Corée et le cinéma. Réunis par l'apprentissage de la langue coréenne, les étudiants coréanisants de l'université de Rouen organisèrent plusieurs sémi- nairescinématographiques sur le campus, persuadés que cet art était le plus à même d'attirer un large public et de favoriser les discussions. La forme et le contenu de l'Agora du cinéma coréen sont nés de cette période, nourris de l'apport des idées et des attentes des spectateurs, enthousiasmés par la possibilité qui leur avait été donnée de pouvoir interagir à partir de films offrant une autre perspective.
Reconnaissants et fidèles à la promesse faite au public, les étudiants coréanisants décidèrent de nommer cette manifestation « Agora », en référence au nom de la place où le peuple se rassemblait et discutait librement à l'époque de la Grèce antique. Le cinéma coréen est devenu le centre d'une place où chacun peut exprimer son point de vue et où tous sont invités à prendre part au voyage proposé par les réalisateurs coréens à travers le 7e art.
Cette année, l'Agora promet des moments forts de cinéma avec des films qui ont pour thème commun et polémique : le tabou. La Corée du sud, pays qui s'ouvre de plus en plus sur le monde révèle dans le même temps ses failles et ses non-dits qui en disent long sur l'état de la société actuelle, tiraillée entre tradition et modernité. La persistance de sujets interdits et cachés est une grande source d'inspiration pour les nombreux cinéastes qui s'attachent à placer le public face à ses paradoxes. Le cinéma reflète la société et la palette de films sélectionnés met en scène divers tabous et transgressions comme la sexualité hors mariage, celle du 3e âge, le sado- masochisme, l'homosexualité, le communisme et les liens avec la Corée du nord, l'adoption, l'exclusion des marginaux et des désaxés... Ce qui est une façon détournée, sous couvert de la fiction, de montrer ce qui ne peut être dit ouvertement en société.
Quatre réalisateurs nous feront l'honneur de leur présence : LIM Won-shik, RYOO Seung-wan, CHO Chang-ho et enfin Ounie Lecomte. Parallèlement aux projections, une conférence sera organisée autour des différents thèmes controversés abordés par les œuvres. Par ailleurs, des films pédagogiques seront diffusés lors de séances réservées aux établissements scolaires afin d'ouvrir et de sensibiliser un public plus jeune à d'autres codes, à d'autres images, à une autre langue, à un autre cinéma.




























